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| Par | 07 juin 2017

Galia : devenir ce que tu sais que tu es

Galia est née garçon à Marseille, a cherché ce qui clochait, trouvé la réponse à Paris dans les cabarets, voyagé dans le monde, traversé le plus fort des années sida. Une belle femme se souvient.

Galia Salimo est née dans les 1950 à Marseille. A l’époque, c’est un petit garçon, mal dans sa peau et dans son corps, qui découvre très jeune sa véritable identité. Il est fait pour être une femme.

“Mon premier souvenir, je dois avoir 5 ans ou 6 ans, jouant tout le temps avec les filles, je ne me sentais pas comme un garçon. J’avais appris à lire très vite, et j’avais lu un article (dans le journal) qui disait qu’une certaine dame, qui s’appelait Coccinelle, était devenue une femme. J’avais trouvé ça extraordinaire. J’étais persuadée qu’à mon tour j’allais devenir une fille.”

Dans une époque où l’homosexualité est taboue, et le transgenre impensable, le jeune homme de 17 ans décide de tout quitter pour s’installer à Paris. Il va tenter sa chance sur les planches de l’Alcazar. Et devenir la reine des nuits parisiennes.

Dans son petit appartement parisien aux murs recouverts de miroirs, et décoré comme une loge de théâtre, Galia revient pour nous sur son histoire. Ses difficultés de jeune homosexuel à Marseille, ses débuts de travesti à Paris, et sa gloire de danseuse de revue à l’Alcazar. Sans fard, et tout en pudeur, elle nous raconte son opération, en 1980, à l’heure où c’était encore illégal en France.

“On disait des horreurs sur l’opération. Ça nous faisait peur. Un jour, c’est devenu vital. Vraiment, sincèrement. On nous a dit les pires horreurs, qu’on ne jouirait plus, qu’on risquait de mourir sur la table d’opération, et je disais : je préfère mourir dans mes convictions. Et aujourd’hui, ça y est, je suis prête.”

Galia décortique aussi les grands changements de société qui l’ont marquée. Le Sida, le PACS, et le mariage pour tous. Une rencontre intime, et fulgurante.

Mixage : Vincent Guiot

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EPISODE

Galia : devenir ce que tu sais que tu es

31’50
| Par | 07 juin 2017

Galia est née garçon à Marseille, a cherché ce qui clochait, trouvé la réponse à Paris dans les cabarets, voyagé dans le monde, traversé le plus fort des années sida. Une belle femme se souvient.

Galia Salimo est née dans les 1950 à Marseille. A l’époque, c’est un petit garçon, mal dans sa peau et dans son corps, qui découvre très jeune sa véritable identité. Il est fait pour être une femme.

“Mon premier souvenir, je dois avoir 5 ans ou 6 ans, jouant tout le temps avec les filles, je ne me sentais pas comme un garçon. J’avais appris à lire très vite, et j’avais lu un article (dans le journal) qui disait qu’une certaine dame, qui s’appelait Coccinelle, était devenue une femme. J’avais trouvé ça extraordinaire. J’étais persuadée qu’à mon tour j’allais devenir une fille.”

Dans une époque où l’homosexualité est taboue, et le transgenre impensable, le jeune homme de 17 ans décide de tout quitter pour s’installer à Paris. Il va tenter sa chance sur les planches de l’Alcazar. Et devenir la reine des nuits parisiennes.

Dans son petit appartement parisien aux murs recouverts de miroirs, et décoré comme une loge de théâtre, Galia revient pour nous sur son histoire. Ses difficultés de jeune homosexuel à Marseille, ses débuts de travesti à Paris, et sa gloire de danseuse de revue à l’Alcazar. Sans fard, et tout en pudeur, elle nous raconte son opération, en 1980, à l’heure où c’était encore illégal en France.

“On disait des horreurs sur l’opération. Ça nous faisait peur. Un jour, c’est devenu vital. Vraiment, sincèrement. On nous a dit les pires horreurs, qu’on ne jouirait plus, qu’on risquait de mourir sur la table d’opération, et je disais : je préfère mourir dans mes convictions. Et aujourd’hui, ça y est, je suis prête.”

Galia décortique aussi les grands changements de société qui l’ont marquée. Le Sida, le PACS, et le mariage pour tous. Une rencontre intime, et fulgurante.

Mixage : Vincent Guiot

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