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| Par | 31 mai 2017
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Dans l’ombre, les bruiteurs de cinéma en danger

Le festival de Cannes n’aurait pas eu lieu sans leur travail. Les bruiteurs de cinéma ne sont qu’une trentaine en France et leur métier est menacé : pas d’école, manque de statut, délocalisation des bruitages. (bruits de pas) : vite, écoutons les.

Profession méconnue que celle de bruiteur : ils sont seulement une trentaine en France. Inclus dans ce que l'on appelle la post-production sonore, tous ceux qui travaillent le son d'un film une fois le tournage réalisé. Vous ne vous êtes jamais demandés comment les bruits de pas pouvaient être aussi parfaits dans de nombreux films ? En réalité, les bruiteurs les refont en studio, le nez sur le film, bruitant en temps réel.
 
Judith Guittier est une des rares femmes à pratiquer cette profession. Elles sont seulement trois ou quatre, à l'heure actuelle. A l'origine, parce que le métier était trop physique - des malles d'objets à porter, de sésames potentiels. Pour elle, la passion l'a emportée. Elle l'explique : 
 
"C'est totalement obsessionnel."
Dès qu'elle entend un son qui l'intrigue, qui l'interpelle, elle s'arrête, va demander aux gens ce qu'ils portent comme chaussures, fouillent dans les poubelles à la recherche de la perle rare. Une fois, elle a dû trouver une pastèque en plein hiver. Après de multiples recherches, elle en a déniché une congelée, qui coûtait un bras ! 
 
Si nous nous intéressons aujourd'hui aux bruiteurs, à la fin de ce soixante-dixième festival de Cannes, c'est aussi parce que leur profession est menacée. Il y a quelques semaines, avec d'autres professions du son, ils sont allés plaider leur cause dans une commission mixte paritaire : eux d'un côté, les syndicats de producteurs de l'autre. En cause, des conditions de travail toujours plus compliquées. Et une taxe. La taxe Shelter qui rend le fait de délocaliser la post-production sonore en Belgique plus avantageux pour les producteurs français. Résultat : plus de la moitié des films français ont aujourd'hui des bruiteurs... belges. Une autre forme de délocalisation. 
 
Sachez que Romain Anklewitcz, qui a co-réalisé pour BoxSons une production nous amenant délicatement vers le sommeil, fait partie de ces trente bruiteurs français.

 

Production et montage : Elodie Font ; Mix: I'n'I

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Dans l’ombre, les bruiteurs de cinéma en danger

18’10
| Par | 31 mai 2017
Photos

Le festival de Cannes n’aurait pas eu lieu sans leur travail. Les bruiteurs de cinéma ne sont qu’une trentaine en France et leur métier est menacé : pas d’école, manque de statut, délocalisation des bruitages. (bruits de pas) : vite, écoutons les.

Profession méconnue que celle de bruiteur : ils sont seulement une trentaine en France. Inclus dans ce que l'on appelle la post-production sonore, tous ceux qui travaillent le son d'un film une fois le tournage réalisé. Vous ne vous êtes jamais demandés comment les bruits de pas pouvaient être aussi parfaits dans de nombreux films ? En réalité, les bruiteurs les refont en studio, le nez sur le film, bruitant en temps réel.
 
Judith Guittier est une des rares femmes à pratiquer cette profession. Elles sont seulement trois ou quatre, à l'heure actuelle. A l'origine, parce que le métier était trop physique - des malles d'objets à porter, de sésames potentiels. Pour elle, la passion l'a emportée. Elle l'explique : 
 
"C'est totalement obsessionnel."
Dès qu'elle entend un son qui l'intrigue, qui l'interpelle, elle s'arrête, va demander aux gens ce qu'ils portent comme chaussures, fouillent dans les poubelles à la recherche de la perle rare. Une fois, elle a dû trouver une pastèque en plein hiver. Après de multiples recherches, elle en a déniché une congelée, qui coûtait un bras ! 
 
Si nous nous intéressons aujourd'hui aux bruiteurs, à la fin de ce soixante-dixième festival de Cannes, c'est aussi parce que leur profession est menacée. Il y a quelques semaines, avec d'autres professions du son, ils sont allés plaider leur cause dans une commission mixte paritaire : eux d'un côté, les syndicats de producteurs de l'autre. En cause, des conditions de travail toujours plus compliquées. Et une taxe. La taxe Shelter qui rend le fait de délocaliser la post-production sonore en Belgique plus avantageux pour les producteurs français. Résultat : plus de la moitié des films français ont aujourd'hui des bruiteurs... belges. Une autre forme de délocalisation. 
 
Sachez que Romain Anklewitcz, qui a co-réalisé pour BoxSons une production nous amenant délicatement vers le sommeil, fait partie de ces trente bruiteurs français.

 

Production et montage : Elodie Font ; Mix: I'n'I

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